Tout savoir sur le parquet à l'ancienne

Tout savoir sur le parquet à l’ancienne

Autrefois, l’ancêtre du parquet, le plancher, était réalisé à partir de longues planches de bois dur fixées les unes aux autres par des lames. Par la suite, au 19ème siècle, ces planches sommaires furent remplacées par des revêtements plus élaborés : le parquet connaît alors un vrai succès !

Dans cet article, nous vous disons absolument tout sur le parquet à l’ancienne.

Qu’est-ce qu’un parquet à l’ancienne ?

Utilisant généralement du bois de chêne, le parquet à l’ancienne est un parquet muni de lames droites.

Ce type de parquet peut se décliner de bien des manières suivant la pose utilisée : à l’anglaise (avec des lames droites mais des longueurs différentes), à l’échelle, etc.

Le parquet à l’ancienne se distingue par sa patine naturelle authentique de couleur marron et/ou miel. En effet, les parquets anciens semblent altérés sous l’effet du temps. 

À ce sujet, de nos jours, on applique un traitement de surface pour retirer artificiellement l’éclat du neuf aux parquets. Cela leur permet d’imiter le caractère et l’usure typiques d’un parquet ancien.

Quels sont les avantages et inconvénients d’un parquet ancien ?

  • Le principal avantage d’un parquet ancien, c’est sa solidité. En effet, un parquet ancien est composé de bois massif, le matériau le plus résistant qui soit, 
  • De plus, un parquet à l’ancienne est marqué par le temps : les traces faites par les fauteuils ou chaises ne se voient quasiment pas,
  • Ajoutons à cela que le bois naturel vit. Aussi le parquet à l’ancienne est doté d’un charme inégalable. 

Au rayon des inconvénients, notons que l’installation d’un parquet en chêne massif vieilli est laborieuse. Il est recommandé de passer par un professionnel pour réaliser ce genre de travaux car les pièces doivent être fabriquées sur mesure.

En outre, un parquet ancien doit être entretenu régulièrement. Si vous optez pour un huilage, vous devrez répéter l’opération au moins une fois par an. 

Cependant, la vitrification de votre parquet ancien lui offrira une plus grande résistance, sans compter que cette manipulation n’est à renouveler que tous les 15 ans.

Quels sont les différents types de parquet ancien ?

Il existe plusieurs types de parquet ancien. Tous peuvent apporter un charme distinct à votre maison.

Le parquet haussmannien

Le parquet haussmannien est très proche du parquet en point de Hongrie, à la différence près qu’il utilise une coupe à l’angle.

Le parquet haussmannien est également doté de languettes pour faciliter la pose, ainsi que de rainures. 

Le parquet en point de Hongrie

Le parquet en point de Hongrie est une déclinaison du parquet haussmannien. Ce type de parquet possède des lames dont la longueur et la largeur sont identiques.

Cependant, il est possible de personnaliser la coupe de l’angle pour donner plus de personnalité au revêtement de sol.

Le parquet de Versailles

Le parquet de Versailles est un parquet ancien d’origine française, en chêne. C’est ce type de parquet qui était utilisé au Château de Versailles avant que les sols ne soient recouverts de marbre.

Assemblé avec des tenons et des mortaises, le parquet de Versailles est particulièrement difficile à assembler.

Le parquet en bâton rompu

Lui aussi dérivé du parquet en point de Hongrie, le parquet en bâton rompu se sert de lames dont l’angle est de 90°. Grâce au motif du bâton rompu, la pièce gagne nettement en design et en originalité.

Dans quelles pièces de votre maison installer un parquet ancien ? 

Dans une maison, le lieu de prédilection d’un parquet à l’ancienne n’est autre que le séjour ou la salle à manger. En effet, les pièces à vivre sont des endroits où les occupants du logement circulent beaucoup.

L’épaisseur et la résistance d’un parquet ancien en bois massif en font le revêtement idéal pour votre salon ou salle à manger. 

Par ailleurs, les couloirs étant eux aussi des endroits où le passage est dense, le choix d’un revêtement en bois dur (chêne, frêne, érable, noyer, etc.) est également conseillé. 

Pose d’un parquet à l’ancienne : les différentes méthodes

La pose ou le remplacement à l’identique d’un parquet ancien peut être réalisé à une seule condition : les poutres porteuses doivent être en bon état.

Dans ce cas de figure, on envisage de préférence une pose traditionnelle, comme la pose clouée. Cette technique ancestrale est la plus utilisée pour les parquets à l’ancienne.

Les lames des vieux planchers sont clouées directement soit sur les solives, soit sur des lambourdes à l’aide de clous à tête femelle (des clous apparents). 

Cependant, de nos jours, les lames des parquets anciens sont de plus en plus dotées de rainures et de languettes. On peut donc les emboîter les unes dans les autres pour ensuite les fixer avec des clous à tête homme (des clous non apparents) placés en biais dans la languette.

Entretien et rénovation d’un parquet à l’ancienne

L’entretien fréquent du parquet ancien permet d’en conserver tout le charme. L’utilisation d’une huile une fois par an permet de lui redonner brillance et vitalité. 

La rénovation d’un parquet à l’ancienne demande plus de travail. En effet, dans un premier temps, il est nécessaire de le poncer afin d’éliminer toutes les rayures et inégalités qu’il pourrait avoir. 

Une fois la surface bien lisse, on appliquera plusieurs couches d’huile ou de vitrificateur sur le parquet. Dans le second cas, il est nécessaire d’attendre trois heures (temps nécessaire au séchage de la première couche).

Afin d’éliminer les bulles qui se créent en surface, un ponçage intermédiaire est très souvent requis.

Demandez-nous un devis gratuit

Nos collaboratrices et collaborateurs sommes à votre disposition pour vous accompagner sur l’ensemble de vos projets.